Les vins du troisième trimestre 2026
Compte rendu des vins dégustés de juillet à septembre 2026, dont un légendaire Gewurztraminer Kaefferkopf Sélection de Grains Nobles 1983 de Sick-Dreyer et un très cristallin Riesling Smaragd Ried Singerriedel 2023 du Domäne Wachau en Autriche.
Crémant d’Alsace Clos Windsbuhl Brut 2023 – Zind-Humbrecht : Un Clos …Winds’bulles qui n’a rien perdu de sa légendaire fraîcheur. La robe paille est pâle, brillante, avec un cordon persistant et une bulle fine. Le nez est ouvert et de bonne intensité après aération, floral et toasté avec une note de noisette fraîche. En bouche la mousse en dense et dégaze lentement, laissant place une fraicheur citronnée qui accompagne la bulle fine. Tendu par pression forte comme en Champagne, frais et pur avec une longue finale, c’est un crémant de haute densité. De pas hésiter à l’ouvrir une ou deux heures avant le service. Après des essais en 2021 et 2022, 2023 est le premier millésime commercialisé, produit avec les chardonnay du Clos Windsbuhl. Dégorgé en janvier 2026 après 18 mois de latte environ, il se montre encore un peu jeune, mais les dégorgements à 5 ans devraient signer un très très grand effervescent alsacien. Très Bien
Pinot Noir 2021 – Domaine Frédéric Mochel : un rouge 2021 très réussi. La robe rouge rubis clair est brillante. Le nez est ouvert, de bonne intensité, jeune, avec des arômes de pivoine, de violette, de mûre et de cerise noire. La bouche est souple en attaque, puis charnue, fruitée, avec une sensation de croquer une cerise noire. Les tanins discrets sont murs et fins. Un vin de fruit très facile à boire. Le millésime 2021 est très variable en rouge mais quand le raisin a été bien mûri et bien vinifié, le résultats est délicieux. Très Bien
Gewurztraminer Clos Saint Landelin Vendanges Tardives 2008 – Domaine Muré : un blanc moelleux profond et patiné. La robe est dorée, brillante, avec des reflets ambre. Le nez est ouvert, de bonne intensité, complexe, riche avec des arômes de miel, de pêche, de gingembre, d’abricot séché, complété d’une touche d’épices douces. La bouche est douce en attaque, puis pure, charnue, finement acidulée avec des notes de fruits confits et d’épices qui accompagnent une texture moelleuse et profonde. La fin de bouche est longue, épicée, avec une note de papaye. Une cuvée concentrée en majorité par passerillage en 2008, qui se déguste parfaitement bien pour son 18e anniversaire. Un vin de grande garde qui n’est pas prêt de quitter son apogée. Excellent
Côtes de Thongue Cuvées N°7 blanc 2023 – Domaine La Croix Belle : Le N°7 Blanc est un assemblage de Chardonnay, Grenache blanc, Viognier, Rolle, Sauvignon, Grenache gris et Carignan blanc. Elevé en barrique, cela produit un vin parfumé, frais et net, avec des arômes de fruits blancs et de fleurs. En bouche l’attaque est franche, puis le vin se montre frais, fruité, net avec une acidité fine. Pas forcément taillé pour la garde, l’équilibre est parfait à ce stade et le vin se montre très expressif. Très Bien
Retour sur une soirée estivale autour d’un buffet de salades et de grillades, avec trois Bourgognes et un Bordeaux pour finir sur le fromage. Des vins souples et fruités qui ont magnifiquement agrémenté le repas :
- Mercurey Blanc 2023 – Domaine du Four Bassot : un Mercurey ouvert, jeune et fringant, minéral en bouche avec de la salinité en finale. Très Bien
- Rully En Varot Vieilles Vignes 2022 – Domaine du Four Bassot : un rouge bien né dans une superbe année. Robe sombre et brillante, encore violacée, arômes de mûre et de cerise noire, toucher de bouche velouté et charnu, on se régale. Très Bien
- Fixin Les Chenevières 2 023 – Armelle et Jean Michel Molin : un autre Bourgogne rouge qui se boit facilement sur son fruit, au nez de fruits noirs, souple en bouche avec une finale de longueur moyenne mais nette. Très Bien
- Saint-Estèphe 2016 – Château Tour de Marbuzet : Changement de style avec un Saint-Estèphe au nez de fruits rouges avec une pointe toastée, souple et soutenu en bouche avec de la sapidité. Un millésime 2016 à parfait maturité pour ses 10 ans. Très Bien
Givry 1er cru Clos Marole 2023 – Domaine Joblot : un Givry jeune encore un peu ferme. La robe rubis est soutenue, brillante, avec des reflets violacés. Le nez est ouvert, de bonne intensité, fruité avec des arômes de pivoine, de mûre et une note de ronce avec une touche fumée. Il gagne en précision après l’aération dans le verre. La bouche est franche en attaque, fruitée et souple avec une belle fraicheur et des tanins encore un poil secs, évoluant sur un fruit de bonne densité, pur et frais. La fin de bouche se montre encore sèche, mais relevée par l’acidité, la finale montre de la longueur. Un vin à garder encore quelques années avant de profiter pleinement de son fruit. Très Bien
Riesling Grand Cru Schlossberg Vendanges Tardives 2004 – Domaine Weinbach : un grand vin tendre et salin à finir ans trop tarder. La robe est dorée, brillante mais soutenue. Le nez est ouvert, intense, complexe et patiné, avec des notes d’agrumes confits, de miel, une touche de zeste et une pointe de thé. La bouche est tendre en attaque, délicatement moelleuse, saline et pure, avec ce qu’il faut d’acidité pour titiller le palais. La fin de bouche est longue, mais montre une légère oxydation, témoin d’une fatigue du vin. Après les pluies d’octobre 2004, un tri dans les plus anciennes parcelles du Schlossberg a permis de produire la légendaire cuvée de VT « Trie Spéciale », le reste des raisins a fini dans cette cuvée. Si cette bouteille est caractéristique de l’évolution de la cuvée, c’est à finir sans tarder, avant de poursuivre avec les magnifiques sélections de grains nobles produites par le domaine en 2004 sur le Schlossberg. Très Bien
Saint- Emilion Grand Cru 2005 – Château Troplong Mondot : un grand Saint-Emilion de grande année. La robe rubis est dense, brillante, encore jeune avec des bords de verre à peine plus clairs. Le nez est ouvert, complexe, bien mûr, avec des arômes de cerise noire, de cassis, de réglisse, et une pointe de cacao. La bouche est souple en attaque, puis dense, charnue avec des tanins gras bien intégrées, évoluant sur un équilibre velouté de grande finesse. Magnifique toucher de bouche qui aboutit à une longue finale suave. Le vin de Bordeaux à ce niveau-là ne peut que séduire. Excellent
Riesling Clos Sainte Hune 1998 – Trimbach : la seconde fut la bonne ! Après une superbe soirée consacrée au Grand Cru Rosacker qui également permis de rendre hommage à Pierre Trimbach, la tentation était grande d’ouvrir un Saint Hune à maturité. La première bouteille possède un superbe bouchon à peine imbibé, en bon état, mais la vin montre une robe assez terne, intense et foncée, qui fait craindre une évolution prononcée. Le nez confirme une oxydation qui n’a rien à voir avec le vieillissement habituel, les arômes pétrolés et les notes de menthe séchée sont complétées par du vieux bois, des feuilles mortes. Impression confirmée en bouche avec un caractère oxydé du début à la fin. Vite, une seconde bouteille pour se rassurer. Le bouchon de la seconde bouteille est plus friable et se casse, mais parait moins sec que celui de la première. La robe est à peine plus claire, mais le caractère vieil or et l’éclat sont incomparables, même si difficiles à montrer sur une photo. Plus que la teinte, c’est l’intensité et la brillance qui font la différence. La nez est cette fois net, intense, complexe, légèrement évolué, avec des arômes d’hydrocarbure, de fleurs séchées, du fumée, avec une note de menthe séchée et une touche de poivre blanc. La bouche est ample en attaque avec du gras, puis profonde, dense avec une acidité mûre qui se montre discrète en milieu de bouche et revient sur le palais en fin de bouche. La puissance du vin est bien là, les arômes sont patinés, une fine amertume se retrouve dans la longue finale. Moralité, si un grand vin peut parfois être défectueux, un petit vin n’est jamais accidentellement grand. Comme disait Pierre Trimbach (et bien d’autres), après 30 ans il n’y a plus de grands vins, juste des grandes bouteilles. Lors de dégustations verticales de ce cru auxquelles il assistait en Alsace et ailleurs, Pierre ne prenait depuis longtemps plus de notes de dégustation précises sur des vins qu’il connaissait par cœur, mais notait en revanche la qualité de la bouteille sur une échelle qui allait de « — » à « ++ » en passant par « -« , « 0 », et « + » . Gageons que sur cette doublette les bouteilles furent une « — » et une « + ». Excellent
Ried Singerriedel Riesling Smaragd 2023 – Domäne Wachau : un grand vin de terroir comme la Wachau sait en produire. La robe jaune pâle est cristalline. Le nez est ouvert, intense, jeune avec des arômes d’agrumes, de poire, de fleurs printanières, et une pointe de caillou concassé. La bouche est ample en attaque, sèche avec un discret perlant, puis saline, pure, fruitée, montrant une légère amertume dans la longue finale. Issu d’un terroir de gneiss assez proche des granits alsaciens, voilà un riesling mur et dense qui montre toute sa fraîcheur. Magnifique à table bien entendu. Excellent
Saint Joseph Vignes de l’Hospice 2005 – E. Guigal : un vin ample patiné par le temps. La robe est dense, rouge foncé avec des bords à peine tuilés. Le nez est ouvert, mûr et de bonne intensité, avec des arômes de cerise, de petits fruits noirs, de viandox, avec une touche fumée et une pointe toastée. La bouche est souple en attaque, puis pure, charnue avec des tanins gras fondus et une acidité fine. L’équilibre est épuré, patiné, complexe, et le se boit très facilement. Un grand millésime 2005 dégusté sur quasiment 15 ans avec à chaque fois la même impression d’équilibre et de plénitude. Saint-Joseph est depuis bien reconnu, les tarifs ont rejoint ceux des grands vins. Clap de fin pour le carton de 12, pour voir à maturité il faudra désormais taper dans les 2009 et 2010, antagonistes et splendides, ou dans les millésimes plus jeunes sans oublier d’en garder en cave. Excellent
Riesling Roche Calcaire 2015 – Zind-Humbrecht : un vin mûr, fruité et acidulé. La robe or jaune est cristalline. Le nez est ouvert, de bonne intensité, mûr et juste légèrement évolué avec des arômes d’agrumes mûrs, de pamplemousse rose, une note de zeste et une pointe fumée. La bouche est franche en attaque, saline, puis charnue avec une acidité mûre et fine, un joli fruit avec une légère douceur et une fine amertume. La fin de bouche est longue, nette, salivante, très agréable. Un vin à maturité délicieux comme cette cuvée issue des vignes de Gueberschwihr sait en produire dans les millésimes riches. Un vin d’été très séduisant bu frais sur du melon accompagné de jambon cru, mais aussi sur une salade de nectarine au sirop d’hibiscus et framboise. Très Bien
Crémant d’Alsace Rosé Brut Prestige – Cave du Roi Dagobert : un crémant rosé léger et délicat. La robe rose pâle est caire, brillante avec de légers reflets saumon. La bulle est fine et dessine un cordon persistant. Le nez est ouvert, frais et net, de bonne intensité, gagnant en précision au réchauffement avec des arômes de pivoine, de fraise des bois, de framboise. La bouche est fruitée en attaque avec une mousse fine qui dégaze lentement et laise place à un vin fuité, acidulé, marqué par de l’amertume en fin de bouche. Un crémant net et jeune à boire frais mais non glacé. Plaisant mais pas aussi charmeur que la cuvée dégustée à Londres en mai 2026. Bien
Gewurztraminer Cuvée Christine 1983 – Domaines Schlumberger : une bouteille de niveau bas rescapée de la cave, qui a encore des choses à raconter. L’état du bouchon chevillé et humide laisse présager un peu d’oxydation, ce que la robe topaze confirme. Le nez est ouvert, reste harmonieux et de bonne intensité, avec des arômes de miel, de pralin, de raisin sec, de fruits confits, une touche d’armagnac et une pointe épicée. La bouche est pure et douce en attaque, puis fumée, légèrement amère, plus évoluée, avec une note de cuir bien présente. La fin de bouche est plus sèche avec une légère chaleur. Grande année mise en bouteille dans des flutes au col parfois défectueux qui limitent l’étanchéité et la garde, 1983 offre le meilleur comme le pire en Alsace. Une bouteille rescapée presque avant qu’il ne soit trop tard. Bien
Gewurztraminer Kaefferkopf Sélection de Grains Nobles 1983 – Sick-Dreyer : Un premier millésime de rêve pour la mention SGN en Alsace. La robe est brillante, ambre avec des reflets cuivrés. Le nez est ouvert, de bonne intensité, complexe et évolué avec des arômes de pralin, de châtaigne, de miel, de fruits secs, avec une pointe d’épices douces et une touche de cuir. La bouche est moelleuse en attaque, puis pure, dense et patinée, fruitée avec une fine amertume relevée par une belle acidité. La finale est longue, fruitée et charnue, avec un moelleux bien intégré. Un vin parfait sur des fromages affinés plus que sur un dessert, ou à boire pour lui seul. Une bouteille au bouchage moyen qui reste de très bon niveau, avec un tel cépage, sur un grand terroir historique, 1983 ne pouvait que produire une grande sélection de grains nobles. Excellent
Muscat Kappellreben 2024 – François Bléger : un muscat fruité très apéritif. La robe jaune citron est brillante. Le nez est ouvert, intense, fruité sur le raisin frais, l’abricot, avec une note de miel. La bouche est légèrement douce en attaque, puis fruitée et acidulée, légère et croquante, avec une finale tendre de bonne longueur. Un vin qui combine l’aromatique et la fraîcheur du millésime avec une touche de tendresse, parfait à l’apéritif en été. Bien
Riesling Grand Cru Engelberg 2021 – Mélanie Pfister : un Engelberg minéral très droit. La robe est pâle, brillante. Le nez est ouvert, de bonne intensité, frais avec des arômes de fleurs blanches, d’agrumes frais autour du pamplemousse, de fenouil, avec une touche de pierre concassée. La bouche est franche en attaque, puis dense, salivante, encore légèrement austère mais dotée d’une acidité mûre très agréable. Le millésime 2021 a donné un vin déjà ouvert, dense et salin, délicieux dès à présent. Très Bien
Pessac Léognan 2015 – Château Malartic-Lagravière : Un superbe Pessac qui commence à se mettre en place. La robe grenat dense est brillante, avec des bords du verre à peine plus clairs. Le nez est ouvert, de bonne intensité, avec des arômes de petits fruits, de fumée, de mine de crayon, avec une touche toastée. La bouche est ample en attaque, puis souple et charnue avec de la densité, une bonne maturité des tanins qui sont désormais bien intégrés. La finale est nette, franche, énergique. Belle évolution depuis 2023, les tanins se sont enfin assouplis. Très Bien
Pinot Blanc 2024 – Zind-Humbrecht : un délicieux pinot blanc pur et sapide. La robe or blanc est claire, brillante. Le nez est ouvert, jeune, de bonne intensité, avec des arôme de fleurs blanches, de poire mûre, de fruits à chair blanche avec une pointe de cardamome. La bouche est franche en attaque, puis sèche avec du gras, de demi-corps avec une acidité fine et mûre. La fin de bouche est sèche, nette, de bonne longueur, avec de la sapidité. Mélange de pinots blancs et auxerrois en provenance du Herrenweg mais aussi d’une parcelle située jute sous le Clos Windsbuhl, la version 2024 est fraîche sans être agressive, ample avec du gras sans lourdeur, très facile à boire. Un vin versatile à table, qui fait l’unanimité. Très Bien
Pinot Noir Hüt 2022 – Mélanie Pfister : un rouge corsé et ample dans une belle année. La robe est profonde, brillante, rouge sombre avec des légers reflets violacés. Le nez est ouvert, intense, mûr sur des petits fruits noirs confiturés, cerise noire, mûre, avec une pointe de cassis. La bouche est ample en attaque, puis riche avec des tanins gras encore un poil fermes, mais portée par une belle concentration. La fin de bouche est nette, de bonne longueur. Un très beau millésime pour une cuvée bien vinifiée qui accompagne volontiers une pièce de bœuf grillée. Très Bien
Condrieu Les Terrasses du Palat 2022 – François Villard : un Condrieu profond, pur et tendre, charnu, sec, aromatique sans excès. Une grande cuvée dans l’appellation. Excellent
Givry 1er Cru Clos Jus 2022 – Domaine Laurent Mouton : un vin de fruit dense et pur magnifiant le millésime 2022. La robe est brillante, dense, rubis profond avec de légers reflets violacés sur les bords du verre. Le nez est ouvert, de bonne intensité, marqué par les baies rouges et noires, groseille et cassis en tête, avec une note de pivoine et une touche de ronce. La bouche est souple et concentrée en attaque, du pur jus de pinot très pur, charnu, finement acidulé avec des tanins gras discrets. L’équilibre est sapide et porté par le fruit et l’acidité, les arômes évoluent de la groseille et du cassis vers la mûre, la cerise noire, avec un équilibre gourmand sans lourdeur. La fin de bouche est longue, pure, portée par le fruit. J’aime cette Bourgogne qui sait aussi se montrer dans toute sa splendeur dès les jeunes années. Servir chambré, plutôt à 18 qu’à 25 degrés pour profiter du fruité intense. Un vin de grand plaisir à partager, mais attention si vous l’ouvrez en début de repas à préparer la seconde bouteille pas trop loin… Excellent
Givry 1er Cru Champ Lalot 2016 – Michel Sarrazin et Fils : Un joli Givry à maturité, au nez très fruité autour de la fraise et de la cerise noire, souple et aérien en bouche avec une acidité fine qui apporte une belle fraîcheur à l’équilibre, des tanins discrets et fondus, et un fruit encore bien présent même s’il s’essouffle un peu en finale. Une cuvée délicieuse actuellement mais à terminer sans tarder pour préserver cette fraîcheur aromatique. Très Bien
Bouzeron Les Fias 2021 – Roux Père et Fils : un aligoté frais et tonique encore jeune, frais et tonique au nez de fleurs blanches, de pomme et de silex, avec une pointe d’agrumes. Frais en bouche avec une belle acidité et de la salinité, le vin frétille sur le palais et se montre très gourmand. Délicieux à boire dès à présent. Très Bien
Pommard 1999 – Jean-Luc Joillot : un Pommard de grand millésime à parfaite maturité. La robe est brillante, rubis avec des bords tuilés. Le nez est ouvert, de bonne intensité, typé avec des arômes de ronce, de mûre, d’épices, une pointe de cerise noire et une touche fumée. La bouche est souple en attaque, puis de demi-corps avec des tanins fins et fondus, une acidité discrète et un fruit encore présent mais qui se fait discret à l’aération. La fin de bouche est longue, corsée, racée. Clap de fin avec la dernière de la caisse pour ce Pommard bien né qui aura apporté du plaisir ces 20 dernières années. Très Bien
Arbois Chardonnay Vieilles Vignes 2005 – Domaine Ligier Père et Fils : un beau vin d’Arbois qui tient la durée. La robe jaune citron possède des reflets or. Le nez est ouvert, de bonne intensité, avec des arômes de leurs séchées, de beurre sur un fond toasté fondu. La bouche est élégante, mure avec du gras, dotée d’une acidité fine. L’équilibre est encore là, seule la finale un peu simple et de longueur moyenne signale les 20 ans d’âge. L’évolution à l’aération suggère également de finir les bouteilles sans tarder. Bien
Vin de pays d’Allobrogie « C de Marrin » 2021 – Les Vignes de Paradis : un chasselas minéral et charpenté. La robe or blanc est cristalline, avec des reflets paille. Le nez est ouvert, de bonne intensité, jeune et frais avec des arômes d’agrumes, de poire, de fleurs blanches, de pierre mouillée, et une note iodée. La bouche est ample en attaque, sèche et fraîche, puis dense, saline, sur un équilibre porté par le minéral. La finale est logue avec une note de craie. Un millésime frais et austère renforce le caractère minéral du vin, qui se déguste encore très jeune. Une cuvée proche de la cuvée Clos de Pont de la maison Delalex, qui elle revendique l’AOP Vin de Savoie Cru Marin. Très Bien
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