Millésimes 1970-1979 - Notes du CIVA

Le texte ci-dessous reprend les notes du CIVA données pour chaque millésime entre 1970 et 1979.

Millésime 1970

A l’approche des vendanges

L’Alsace a bénéficié tout au long de l’année de conditions météorologiques particulièrement favorables à une bonne végétation de la vigne : un printemps certes tardif, mais suivi d’une floraison parfaite ; un été tempéré en température et pluviométrie ; enfin, maintenant un automne au beau temps persistant, annonciateur d’une arrière-saison chaude et ensoleillée.

L’état sanitaire du vignoble quant à lui est demeuré d’une façon permanente excellente.

Il n’est donc pas étonnant que la maturation des raisins des différents cépages se poursuive actuellement dans les meilleures conditions ; les contrôles hebdomadaires de maturation étant à ce titre parfaitement démonstratifs et convaincants.

Toutes les conditions paraissent donc à l’heure actuelle réunies pour pronostiquer une récolte 1970 d’une qualité excellente sous un volume heureusement supérieur à celui de la faible récolte 1969.

En fait, l’année 1970 confirme, s’il en était besoin, la vocation du vignoble d’Alsace à produire de très grands vins blancs secs, résultat de la conjonction de deux phénomènes propres à l’Alsace : une arrière-saison longue, chaude, sèche, ensoleillée et la volonté des viticulteurs de s’imposer une discipline de vendanges tardives.

Cette année tous les facteurs militent vraiment en faveur d’une récolte extrêmement tardive, qui ne devrait pas intervenir avant le 15 octobre et, pour cerains cépages comme Riesling et Gewurztraminer pas avant le 20 octobre. Le Comité régional d’experts des vins d’Alsace, à qui il appartient de décider de l’ouverture officielle des vendanges, se prononcera à ce sujet le 6 octobre prochain.

Les Vins d’Alsace du millésime 1970 seront des vins d’une haute qualité et d’une haute tenue. Sans vouloir tomber dans l’excès de déclarer que cette année sera l’année du siècle, il est cependant permis d’affirmer que ces vins seront d’un équilibre parfait, d’une constitution harmonieuse, d’une typicité certaine et d’une grande fraîcheur.

Ils ne pourront à ce titre que concourir à la progression déjà très ascendante de l’image de marque des Vins d’Alsace auprès du grand public.

Centre d’Information du Vin d’Alsace – Colmar


Millésime 1971

Les vendanges qui ont débuté le lundi 4 octobre 1971, soit une bonne quinzaine de jours plus tôt qu’à l’accoutumée, se sont révélées exceptionnellement bonnes sur le plan qualitatif mais malheureusement assez faibles sur le plan quantitatif (523 000 hl soit environ 250 000 hl de moins qu’une récolte moyenne).

Il faut en effet se rappeler qu’après le très long et très rigoureux hiver 1970-1971 qui engendra de sérieux dégâts au vignoble, les conditions météorologiques d’abord favorables au départ de la végétation (mois de mars particulièrement chaud et sec) devinrent par la suite extrêmement mauvaises au moment de la floraison qui se déroula dans les pires conditions.

La récolte était dès lors sérieusement compromise en quantité ; les cépages les plus touchés étant le Gewurztraminer et le Muscat, ce dernier d’ailleurs quasiment anéanti. Fort heureusement, le beau temps sec et chaud de l’été, entrecoupé de pluies orageuses très bénéfiques, contribua à une maturation satisfaisante des raisins et grâce à un mois de septembre particulièrement ensoleillé parfois même trop sec, l’état sanitaire des vignes fut excellent et la richesse en sucre des raisins augmenta considérablement.

Ces facteurs alliés à un faible rendement dû à la coulure pendant la floraison sont à l’origine de la qualité exceptionnelle du millésime 1971 qui peut se comparer au très grand millésime 1959.

Les vins d’Alsace 1971 sont des vins généreux, pleins de sève, susceptibles de se garder longemps pour mieux s’épanouir ensuite. Le Gewurztraminer a atteint cette année les plus hauts sommets, suivi de près par le Riesling et le Sylvaner qui sont par excellence en 1971 ces vins typiques et plaisants que tout le monde recherche. La constitution puissante mais cependant harmonieuse de chacun les fait incontestablement rechercher par le connaisseur. En revanche, leur rareté relative a fait monter leurs cours.

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Millésime 1972

… Le vignoble d’Alsace à la veille des vendanges

Après l’excellent millésime 1971 les perspectives quantitatives pour l’année en cours s’avèrent bien supérieures à une année moyenne. L’état sanitaire du vignoble se caractérise par un retard de maturation, ce qui a entraîné une date d’ouverture tardive du ban des vendanges fixé par le Comité d’Experts des Vins d’Alsace au 19 octobre, à l’exception des cépages Riesling et Gewurztraminer dont la date a été repoussée judicieusement au 23 octobre.

L’arrière-saison sèche et ensoleillée, entrecoupée de nuits froides, permet d’espérer le rattrapage de ce retard pourvu que quelques pluies bénéfiques permettent aux baies de se gonfler et de revigorer la vie végétative de la vigne améliorant de ce fait considérablement la teneur en sucre des raisins.

L’état de maturation du Sylvaner est parmi les plus avancés, il constituera indiscutablement cette année un vin typique, léger, agréable et fruité, tel qu’on le recherche habituellement.

Le Pinot Blanc et l’Auxerrois seront certainement parmi les mieux équilibrés, leur teneur en sucre étant à l’heure actuelle bien avancée.

Le Riesling en raison des rendements moyens donnera des vins très typés, fruités, racés et d’une grande fraîcheur pour peu qu’il soit vendangé tardivement et que la belle arrière-saison persiste.

Le Muscat d’Alsace bien qu’ayant souffert de coulure dans les expositions précoces promet une récolte supérieure à la moyenne tout en conservant son fruité et son bouquet habituel. Il sera le bienvenu après avoir brillé par son absence en 1971.

Le Tokay d’Alsace en raison de sa bonne maturité actuelle donnera un vin corsé, équilibré et qui réjouira les connaisseurs.

Dans le Gewurztraminer, cépage noble par excellence, on enregistrera certainement des résultats qualitatifs divers selon les terroirs, les expositions et les rendements. Ce cépage fera certainement l’objet de sélection lors des vendanges. Toutefois les viticulteurs qui sauront s’imposer une vendange tardive peuvent compter sur une bonne qualité d’ensemble.

Enfin le Pinot Noir qui ne représente qu’environ 3% du vignoble présente une maturation optimum et donnera sûrement un vin de très bonne qualité, d’un fruité exquis particulièrement recherché par les amateurs.

Après la faible récolte 1971, le volume relativement important escompté pour cette année sera le bienvenu étant donné le niveau actuel des stocks qui est au plus bas depuis une dizaine d’années.

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Millésime 1973

La vigne a bénéficié cette année de conditions climatiques particulièrement favorables. Pas de gelées au printemps, pas de coulure à la floraison, peu ou pas de grêle ce été, un état sanitaire impeccable. Un ensoleillement maximum, avec cependant une pluviométrie parfois déficiente dans quelques terroirs qui ont souffert de la sécheresse. Mais dans l’ensemble un développement optimum de la végétation et une maturation très satisfaisante des raisins. Les vendanges ont débuté pratiquement le 15 octobre et se sont poursuivies jusqu’aux premiers jours de novembre sous un soleil d’arrière-saison malheureusement moins constant qu’à l’accoutumée.

La récolte 1973 a été très abondante, et viendra heureusement combler le déficit quantitatif laissé par les deux précédentes récoltes et aussi par des ventes record. Les stocks de fin de campagne se situent en effet à leur niveau le plus bas depuis longemps.

Sur le plan qualitatif, la récolte 1973 a été excellente. La richesse en sucre des raisins était élevée et les acidités très basses.

Tous les cépages étaient beaux et prometteurs. Mais la palme revient incontestablement cette année au Gewurztraminer qui donnera sans aucun doute un vin très charpenté, bien équilibré, au bouquet et au fruit très développés.

Les Chasselas, Muscat, Pinot Blanc donneront des vins agréables et d’une grande souplesse.

Le Riesling sera assuré d’un parfait équilibre et d’une grande finesse.

Quant aux Tokay d’Alsace et Pinot Noir, ils seront d’une grande qualité et très recherchés.

Une bonne année par conséquent pour les Vins d’Alsace, et un millésime à retenir pour le connaisseur.

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Millésime 1974

Après l’abondant et bon millésime 1973, la récolte 1974 s’est révélée en Alsace, avec 646 000 hl, d’un volume nettement inférieur à la moyenne de ces dernières années (800 000 hl).

En revanche au plan qualitatif, le millésime 1974 s’est affirmé comme son prédécesseur 1973 d’une excellent venue. L’année 1974 a été en effet favorable à la vigne et l’avance prise par la végétation en début de saison, en allongeant le cycle de la plante, laissait augurer une évolution satisfaisante de la maturation. Après la chaleur et la sécheresse exceptionnelles de juillet, le temps anormalement frais et humide de l’automne n’aura pas eu ainsi, fort heureusement, d’incidence particulière sur une maturation qui avait eu le temps de se dérouler lentement et progressivement en août et septembre.

Aussi, au travers des dégustations de ces derniers mois, les caractéristiques des vins d’Alsace du millésime 1974 se sont-elles confirmées : équilibre et harmonie, caractère et type, persistance prononcée et grande finesse.

Au plan des cépages, l’année 1974 est l’année des vins dont la légèreté, la fraîcheur et la délicatesse ont fait le renom : des Sylvaner fruités, des Riesling typés, des Pinots Blancs agréables, des Muscats pleins de caractère.

Les Gewurztraminer sont cette année rares et précieux et leur richesse compense fort heureusement l’extrême faiblesse de leur rendement.

Quant aux Tokay d’Alsace et Pinots noirs, leur qualité est très honorable et s’apparente à celle du millésime précédent.

Au plan des affaires, la récolte volumétriquement faible mais qualitativement attractive de l’année 1974, devrait conforter la situation déjà ferme et saine des Alsace sur le marché français où la campagne écoulée, malgré une conjoncture on ne peut plus défavorable pour les vins AOC en général, s’est révélée bien supérieure à la moyenne nationale. Les vins d’Alsace n’étaient-ils pas en effet les seuls avec les Côtes du Rhône à avoir augmenté en 1974 leur part de marché sur le territoire métropolitain ! Résultat extrêmement satisfaisant et tout à l’honneur du dynamisme des producteurs alsaciens et du haut niveau qualitatif soutenu des vins d’Alsace auquel n’est certainement pas étrangère la mise obligatoire en bouteilles de nos vins sur les lieux de production !

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Millésime 1975

Aucune surprise en 1975 sur la récolte des vins d’Alsace. Un été marqué par une sécheresse prolongée, un automne instable mais fort heureusement de belles journées d’octobre ensoleillées, se sont traduits par des vendanges très honorables tant en qualité qu’en quantité.

Commencées le 6 octobre par les Pinots et Muscats, suivis à partir du 9 octobre du Sylvaner, puis à partir du 13 octobre des Riesling et Gewurztraminer, les vendanges 1975 avaient en fait eu lieu pour la première fois « à la carte ».

Tous ces cépages se sont ensuite révélés d’une incontestable typicité. Le millésime 1975 s’avère en Alsace, un millésime de vins légers et gouleyants, au fruité plaisant et d’une grande fraîcheur. Ce sont des vins qui s’apparentent aux vins de 1973 tout en étant parfois d’une plus grande plénitude. Ils seront agréables à boire et faciles à apprécier.

En matière de rendement, le volume de la récolte 1975, avec 792 000 hl, devait atteindre tout juste la moyenne des cinq années précédentes et demeurait de toute façon bien en deçà des prévisions initiales.

Complétée par un niveau normal des stocks, la récolte 1975 devait permettre dans ces conditions, une ouverture satisfaisante de la nouvelle campagne 75/76 dans la perspective d’un excellent équilibre de l’offre et de la demande des vins d’Alsace.

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Millésime 1976

Le millésime 1976 tient ses promesses. Les premières dégustations professionnelles confirment en effet d’une façon éclatante l’exceptionnelle qualité des vins d’Alsace de la récolte 1976, qui se révèle incontestablement se situer, avec 1971, parmi les meilleurs de ces dix dernières années : les Sylvaner et Pinot Blanc se distinguent par leur typicité, les Riesling par leur race en même temps que leur plénitude, les Muscat d’Alsace par la finesse de leur bouquet, les Tokay d’Alsace par leur vigueur et leur opulence, les Gewurztraminer enfin, par leur classe et leur équilibre vraiment exceptionnels.

Faut-il rappeler qu’en Alsace comme d’ailleurs dans tous les autres grands vignobles de France, les vendanges avaient eu lieu cette année à une date d’une précocité hors de l’ordinaire : à partir du 20 septembre, alors qu’habituellement elles se déroulent à la mi-octobre.

Avec le temps chaud et ensoleillé du mois de septembre, la maturation s’était achevée dans d’excellentes conditions génératrices d’une très haute richesse mustimétrique des différents cépages.

Il est remarquable que la sécheresse, qui avait touché de nombreux secteurs agricoles en France cette année, n’ait pas eu de conséquences particulières sur le vignoble alsacien qui, fort heureusement avait pu bénéficier au cours de l’été de pluies d’orages qui sont l’apanage de son climat semi-continental.

Quantitativement, avec 880 000 hectolitres, la récolte 1976 est légèrement supérieure à la récolte 1975 (793 000 hl) et à la moyenne Alsace des ces cinq dernières  années (800 000 hl).

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Millésime 1977

Alors que la récolte de vin dans la CEE était annoncée comme la plus faible de la dernière décennie et que la récolte française enregistrait de son côté une forte diminution, l’Alsace a connu en 1977 une récolte supérieure à la moyenne avec un volume de 952 000 hectolitres (136 millions de bouteilles). La récolte 1977 se situe ainsi à environ 10% au-dessus de la récolte 1976. Seules exceptions, le Gewurztraminer et le Muscat d’Alsace qui sont cette fois-ci plus rares.

Cette situation particulière de l’Alsace viticole est due, pour une part à l’arrivée en production des nouvelles plantations de ces dernières campagnes, mais surtout aux conditions climatiques propres dont le vignoble d’Alsace a profité en 1977 et notamment, aux dégâts très limités du gel qui avait gravement affecté une grande partie des vignobles de France à la fin du mois de mars.

L’arrière-saison, à partir du mois de septembre, avait heureusement bénéficié d’un temps chaud et ensoleillé qui avait permis de compenser dans une large mesure les conditions météorologiques médiocres de l’été maussade que tout le pays avait connu en 1977. Les vendanges ont eu lieu cette année à partir du 17 octobre, c’est-à-dire à une date normale pour le vignoble d’Alsace où la récolte se situe généralement à la mi-octobre. La date du 20 septembre pour les vendanges 1976 était, faut-il le rappeler, exceptionnellement précoce.

Les vins d’Alsace du millésime 1977, au vu des qualités rentrées dans les différents cépages, sans atteindre bien sûr l’incomparable qualité du précédent millésime, plairont par leur typicité, leur légèreté et leur fraîcheur. Peu chargés en alcool et plus nerveux que les 1976, ce sont des vins plaisants, gouleyants, à boire jeunes pour le plaisir de se désaltérer. Ils sont donc tout le contraire des 1976 qu’il faudrait avoir la patience et le courage de conserver pour les déguster à leur plein épanouissement.

De tous les cépages d’Alsace, le Sylvaner et le Gewurztraminer sont certainement les plus réussis ; mais si le premier est relativement  abondant, le second est beaucoup plus rare.

La nouvelle récolte, quantitativement bonne était arrivée à point pour reconstituer des stocks qui avaient sérieusement baissé après la précédente campagne dont les résultats exceptionnels s’étaient traduits par des ventes à la propriété qui avaient dépassé le chiffre pourtant record de 1976, tandis que les exportations d’Alsace dépassaient pour l’année 1977 de 22% en volume et de 46% en valeur, le niveau déjà très brillant atteint en 1976.

Les disponibilités pour la nouvelle campagne ouverte par exception cette année au 15 novembre, se situent fort heureusement, à un bon niveau moyen devant permettre un approvisionnement normal du marché et, espérons-le contenir les prix dans une limite raisonnable.

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Millésime 1978

En 1978, les vendanges avaient débuté très tard en Alsace. Leur ouverture officielle avait en effet été fixée par le Comité Régional d’Experts, au jeudi 19 octobre et même pour certains cépages comme le Sylvaner et le Riesling, au lundi 23 octobre.

Dans le vignoble alsacien comme dans bien d’autres régions, les médiocres conditions atmosphériques du printemps tardif puis de l’été maussade 1978 avaient entraîné un retard important de la maturation des raisins. Fort heureusement le temps exceptionnellement beau, chaud et ensoleillé d’une grande partie du mois de septembre puis du mois d’octobre était venu rétablir l’équilibre du cycle végétatif de la vigne.

L’optimisme régnait donc à l’ouverture des vendanges sur les perspectives qualitatives de ce millésime 1978 qui se révèle être assez resssemblant au millésime 1977, c’est-à-dire caractérisé par des vins très plaisants, peu chargés en alcool, fruités et bouquetés, donc très typiques.

En revanche sur le plan quantitatif, la récolte 1978 est demeurée avec 693 000 hl malheureusement bien en-deçà de la moyenne habituelle de 800 000 hl. Le déficit volumétrique qui atteint près de 20% de cette moyenne, est surtout important dans les cépages Gewurztraminer (- 40%) et Muscat (- 80%) dont la floraison au printemps s’était déroulée dans de très mauvaises conditions.

Chacun regrette le faible volume de cette récolte qui n’a pas permis de reconstituer complètement les disponibilités nécessaires à la nouvelle campagne viticole ouverte cette année exceptionnellement le 1er décembre et qui eussent pourtant été un précieux élément de régulation des prix des Alsace, sur un marché général des vins d’appellation par ailleurs très tendu et en hausse constante.

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Millésime 1979

… une bonne année pour les Alsace

En Alsace, les vendanges commencées le 15 octobre pour les Riesling, Gewurztraminer et le 11 pour les autres cépages, se sont poursuivies jusqu’au début du mois de novembre.

Le millésime 1979 s’est révélé en Alsace une très bonne année au niveau qualitatif comme au niveau quantitatif et se situe parmi les meilleurs de ces dernières années. En effet, après une bonne floraison et une végétation sans problème grâce à un très bel été, la bonne humidité de la seconde quinzaine d’août suivie des températures et de l’ensoleillement élevés du mois de septembre avait favorisé une excellente maturation. Rien d’étonnant dans ces conditions que la richesse en sucres des raisins, beaucoup plus élevée qu’en 1977 et 1978, alliée à une faible acidité, ait conféré aux Alsace de cette année une très belle harmonie comparable à celle de 1973 et de de nature à satisfaire les plus fins palais.

Les Sylvaner, Pinot Blanc et Muscat sont légers, typiques et d’une grande souplesse. Les Riesling présentent un équilibre parfait et une grande finesse. Les Gewurztraminer, abondants après deux années successives particulièrement déficitaires, ainsi que les Tokay d’Alsace et Pinot Noir sont beaux et prometteurs.

La récolte 1979 dont le volume définitif a atteint le score de 1 074 000 hl, soit près de 30% de plus qu’une récolte moyenne (830 000 hl) et 55% de plus que l’exceptionnellement faible récolte 1978 (693 000 hl), est arrivée à point nommé pour reconstituer un stock qui était en fin de campagne le plus bas de ces dernières années (656 000 hl, soit 20% de moins que la moyenne des 5 dernières années).

Après la relative pénurie de vins blancs AOC de ces deux dernières années au plan national, la récolte 1979 devrait apporter sur le marché des vins d’Alsace une détente appréciée.

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