Première visite au Domaine Beck-Hartweg (Dambach la Ville)

7 mars 2006

Dambach la Ville est un des villages les plus au Sud du Bas-Rhin, sur un terroir de granit rose à deux micas très typé, qui marque la structure de tous les vins. Yvette et Michel Beck-Hartweg produisent sur cinq hectares des vins très typés Dambach, faciles à boire et à petit prix. Découverte de quelques vins à découvrir dont trois belles cuvées issues du Grand-Cru Frankstein.

Le domaine suite la charte de viticulture TYFLO pour une intervention raisonnée et respectueuse de l’environnement. Quasiment tous les meilleurs domaines alsaciens qui ne sont pas en viticulture biologique ou biodynamique suivent la charte TYFLO. Les fermentations et élevages sont réalisés en foudre, avec des mises en bouteille au printemps suivant la vendange.

Les prix indiqués sont ceux du tarif départ cave 2006.

Sylvaner 2003 – Beck-Hartweg (3.8€) : Le nez est floral, encore assez discret. La bouche est sèche, grasse avec une acidité mesurée, dans un style souple. Bonne longueur en finale, un sylvaner bien expressif. Bien

Pinot Blanc 2004 – Beck-Hartweg (4.4€): Une cuvée 100% pinot blanc. Le nez est fruité, assez discret, évoluant sur des arômes de silex et d’herbes en prenant de l’intensité à l’aération. La bouche est fruitée en attaque, grasse avec une bonne concentration sur la langue. La finale est assez longue, un peu amère. Bien

Pinot Auxerrois 2002 – Beck-Hartweg (5.1€): Le nez est foral, assez discret, dominé par des arômes d’aubépine, avec une légère évolution. La bouche est grasse en attaque, sèche avec une acidité présente mais mesurée qui met en valeur les notes florales. La fin de bouche est un peu évoluée à la façon d’un riesling, ce qui donne un coté surprenant. Bien

Riesling 2000 – Beck-Hartweg (4.7€): Le nez est parfumé, un peu évolué avec des arômes de poivre blanc, d’herbes sauvages et de camphre. La bouche est franche en attaque, sèche et aérienne, avec une évolution plus fraîche grâce à une acidité mure qui charpente bien la bouche. La finale est sèche avec des arômes de poivre blanc. Un riesling à maturité pour les amateurs du style des rieslings de la région de Dambach, qu’on retrouve bien dans cette bouteille. Bien

Riesling Prestige 2002 – Beck-Hartweg (6.1€): Le premier nez est discret avec des notes de menthe poivrée, évoluant en intensité à l’aération avec des arômes de fleurs blanches et de silex. La bouche est vive en attaque, immédiatement suivie par du gras et une matière assez dense et très élégante. La finale est portée par l’acidité et des notes florales. Un riesling assez minéral, sec et aérien. Bien

Riesling Grand Cru Frankstein 2000 – Beck-Hartweg (8.8€): Le premier nez est très minéral avec des arômes de silex, évoluant avec de l’intensité sur des arômes de pamplemousse, laurier, camphre. La bouche est franche en attaque, sèche et assez vive, évoluant sur une bonne densité avec une acidité laissant peu à peu a place à des sensations minérales très salines sur la langue. La fin de bouche est longue, avec des arômes de fleurs blanches. Un beau Frankstein à maturité. Très Bien

Riesling Grand Cru Frankstein 2001 – Beck-Hartweg (9€): Le nez de ce 2001 se montre plus mûr que le 2000, avec des arômes de fleur blanche, de pêche blanche et de miel. La bouche est vive en attaque, sèche et mûre, évoluant vers une légère sucrosité perceptible mais fondue. La finale est  longue, amère avec des notes d’écorce d’agrume. Un vin en surmaturité qui digère doucement ses 9g de sucre résiduel, assez perceptibles sur un terroir comme de Frankstein. Gros potentiel de vieillissement. Bien

Pinot Noir rosé 2004 – Beck-Hartweg (5.4€): la robe est rouge rosé, avec un bel éclat. Le nez est fruité, sur des fruits rouges acidulés, pur et plaisant. La bouche est grasse en attaque, fruitée, mais évolue de manière un peu sèche avec une acidité marquée et des tanins assez présents. La fin de bouche est asséchante avec une persistance de l’alcool. Un rosé de saignée légèrement trop tannique pour être gouleyant. Dommage car la matière est belle. Bof

Pinot Noir 2003 – Beck-Hartweg (7.5€): La robe est rouge grenat assez foncé. Le nez est discret, avec des arômes de fleur de sureau, de ronce, de mûre et de cerise griotte. L’attaque en bouche est fruitée, évoluant sur un équilibre sec avec des tanins murs. La fin de bouche est assez longue, un peu sèche et fruitée. Un pinot noir complètement éraflé qui se boit très bien en ce moment mais dont le fruit intense supportera le vieillissement. Bien

Pinot Gris Prestige 2003 – Beck-Hartweg (7€): La robe prend de légères nuances orangées. Le nez est discret, avec des notes de foin coupé. La bouche est moelleuse en attaque, assez sucrée mais fondue, évoluant vers plus de fraîcheur avec une acidité qui apparaît de manière nette. La fin de bouche est fruitée, expressive, très agréable. Une belle réussite dans un millésime qui a souvent produit des vins plats. Bien

Pinot Gris Grand Cru Frankstein 2002 – Beck-Hartweg (9.9€): Le nez est ouvert, fruité et grillé, évoluant sur des arômes de fruits acidulés et de rhubarbe. L’attaque en bouche est moelleuse, mielleuse, évoluant sur un équilibre frais et acidulé vers des arômes de miel, d’agrumes et de citronnelle. La finale est assez longue, les arômes du nez étant portés par le sucre et l’acidité. Très Bien

Gewurztraminer 2003 – Beck-Hartweg (6.1€): La robe  prend des reflets dorés. Le nez est ouvert, parfumé, avec des arômes floraux dominés par le géranium et la rose, évoluant à l’aération sur le bonbon anglais et la pierre à fusil. La bouche est moelleuse en attaque, avec une présence important de gaz, évoluant sur un équilibre sec et épicé. La finale est assez courte et légèrement amère, avec une persistance d’aromes de vernis. Les cuvées « normale » et « prestige » ont été assemblées en 2003, mais la vin doit encore être un peu gardé pour qu’il trouve son équilibre. Bof

Gewurztraminer Prestige 2004 – Beck-Hartweg (8€): Le premier nez est discret, grillé et fumé, évoluant à l’aération sur des arômes plus floraux de rose. L’attaque en bouche est moelleuse, suivie par un équilibre souple et un fruit très pur. La finale est plus sèche mais reste fruitée. Un gewurztraminer élégant et fruité, déjà ouvert. Bien

Gewurztraminer Grand Cru Frankstein 2002 – Beck-Hartweg (11.4€): Le nez est discret, assez complexe, avec des arômes de miel, d’écorce d’agrumes, prenant de l’ampleur à l’aération avec des arômes de fruits exotiques. La bouche est moelleuse en attaque, évoluant vers un fruité acidulé possédant beaucoup de fraîcheur. L’acidité du millésime combinée à la maturité du raisin donne un vin frais et parfumé, qui met bien le Grand Cru Frankstein en valeur. Très Bien

Gewurztraminer Cuvée de l’Ours 2002 – Beck-Hartweg (11.9€): Le premier nez est assez discret, fruité avec des notes de plantes médicinales (citronnelle, eucalyptus), évoluant sur des notes de bonbon fruité très agréables. La bouche est moelleuse et acidulé en attaque, assez souple avec beaucoup de gras, le sucre étant plus fondu avec une acidité plus basse que sur le Grand Cru Frankstein. Un vin assez complexe, un peu moins pointu que le Grand Cru, très plaisant dès aujourd’hui. Très Bien

Riesling Vendange Tardive 1997 – Beck-Hartweg (12.6€ en 50cl): le premier nez est assez discret, gagnant en intensité à l’aération avec des notes d’agrumes de d’hydrocarbures. La bouche est grasse en attaque, évoluant sur un équilibre fruité marqué par des discrètes notes de camphre, avec une bonne acidité et un léger moelleux. La fin de bouche est assez sèche, et moyennement longue. Un vin qui est encore un peu sur la réserve, à attendre encore un peu. Bien

Gewurztraminer Vendange Tardive 2003 – Beck-Hartweg (17.4€ en 50cl): Le nez est très typé 2003, avec des notes de géranium très intenses au le début qui laient place à des arômes de fraise et de vernis. La bouche est moelleuse en attaque, très ronde avec une domination du sucre en bouche qui lui donne un coté monolithique. Un vin encore jeune, à l’instar de beaucoup d’autres VT en 2003, qu’il faudra garder pour profiter de sa vraie complexité. Bien

En cuverie, le rosé 2005 se montre très équilibré, sans cette touche tannique qui assèche dans le 2004, et le riesling Frankstein 2005 possède une belle matière mure qui donnera un vin équilibré.

La production du domaine est homogène et facile à boire. Voilà un endroit sympathique ou il fait bon s’approvisionner avant l’été… Le jeune Florian Hartweg est encore en BTS à Rouffach, mais on sent déjà un intérêt fort dans le suivi de ce qui se passe en cuverie et dans les vignes. Il faudra suivre son implication croissante dans le domaine familial ces prochaines années.

Thierry Meyer

  • Yvette et Michel Beck-Hartweg
  • 5, rue Clémenceau
  • 67650 Dambach la Ville
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