Diner Bourguignon

Diner chez des amis en Bourgogne
10 juillet 2004

Quand l'Alsace rencontre la Bourgogne, on sait que la dégustation va être éclectique : Champagne, Alsace, Bordeaux, Bourgogne, Rhône, en rouge et en blanc.

Champagne  Brut Réserve  - Veuve Fourny : Des bulles très fines et beaucoup d’effervescence dans le verre. Le nez est délicatement biscuité sur un fond d’agrumes. La bouche est terriblement équilibrée, avec une densité, une acidité et une effervescence presque parfaite. Les verres se vident rapidement, chaque gorgée en appelle une autre. Le Champagne brut à son meilleur…

Chablis Vaucoupin 1990 – Jean-Pierre Grossot : la robe est jaune avec des reflets dorés. Le nez est parfumé, beurré, avec des notes d’herbes séchées et de fruits blancs qui me font penser à un hermitage. La bouche est grasse, complexe avec une légère évolution, et termine sur une finale longue et minérale. Bel équilibre.

Riesling Grand Cru Wiebelsberg 1985 – André et Remy Gresser : La robe est jaune assez dense, avec des reflets verts. Le nez est grillé, légèrement pétrolé et fumé, avec des notes de beurre, d’écorce d’orange, de foin coupé, superbe. La bouche est sèche avec beaucoup de pureté, équilibrée avec une belle acidité et beaucoup de complexité. La finale est longue. On oppose souvent chardonnay et riesling, pourtant ces deux premiers vins se font face en harmonie, la minéralité de l’un renforçant celle de l’autre. Deux belles expressions de vins blancs secs et minéraux à maturité.

Sainte Croix du Mont 1990 – Château des Mailles : La robe est jaune doré, avec des reflets de vieil or. Le nez est parfumé, encore boisé, légèrement évolué avec des notes d’abricot sec et de kumquat. La bouche est moelleuse, avec une bonne acidité qui lui donne beaucoup de fraîcheur, et termine sur des arômes de coing et d‘abricot. Une belle bouteille qui rappelle les meilleurs Barsac.

Saint-Estèphe 1990 – Château Phélan-Ségur : le robe est rouge sang, encore jeune, avec des bords un peu plus clairs mais peu évolués. Le nez est complexe, marqué par le cabernet sauvignon avec des notes de poivron et tomate. La bouche est sèche avec des tanins fondus mais encore très présents. Le boisé est présent ainsi que des notes de torréfaction. L’ensemble reste malgré tout souple en bouche, avec juste un petit manque de complexité qui sépare ce cru bourgeois des meilleurs crus classés. Superbe.

Hermitage 1990 – Guigal : Le nez rappelle la syrah, avec des arômes de lard, d’olive noire et de violette. La bouche reprend les arômes d’olive et de violette du nez avec des épices, des fruits rouges frais, un peu de menthol. L’ensemble est richement parfumé dense et sec. Je pense à la Cote Rôtie B&B 1990 de Guigal, mais cette fois ci c’est l’hermitage.

Nuits Saint-Georges 1er Cru Clos de la Maréchale 1996 – Faiveley : le nez est fruité, avec un peu de cerise et d’humus. La bouche est dense et acidulée, assez sèche avec une bonne densité. La finale est assez longue. Un peu plus fermé que le corton pour l moment, et un poil en dessous coté finesse. Cependant la robe est similaire à celle du Corton.

Corton Clos des Cortons Faiveley 1996 – Faiveley : La robe est brillante, le nez est marqué par des arômes de cassis frais, de chocolat, avec une légère réduction à l’ouverture. La bouche est acidulée, concentrée, fruitée avec une note fumée. Les tanins ont présents et assez fins. La finale est longue mis un peu asséchante. Un vin corsé avec beaucoup de finesse, plus ouvert que la Maréchale.

Une bien belle soirée avec des bouteilles entamées que nous avons terminées le lendemain.

Thierry Meyer