Les Vins des Mois de Juillet-Août 2009

Compte rendu des vins dégustés en Juillet et Août 2009 à différentes occasions, dont un déjà délicieux Puligny Montrachet 1er Cru Les Pucelles 2005 du Domaine Leflaive

Riesling prestige de Dambach 2002 - Gilbert Beck ; un riesling plaisant, acidulé et sec, au nez d’agrumes et d’ortie, acidulé en bouche avec de l’amertume et une légère note pétrolée en finale. Une cuvée inaboutie à mon sens par son léger manque de maturité, qui évolue toutefois lentement. Bien

Escapade gourmande au restaurant Cap Marine à Nancy avec deux ami cet été, et deux trouvailles sur la carte des vins qui ont captivé notre attention. Le menu faisait la part belle aux produits de la mer, une bonne association sur les vins de terroir calcaire:

  • Langoustine et macédoine de légumes, coulis de petits pois frais.
  • St jacques rôties à l'huile d'olive, blanc manger à la tomate, sablé au parmesan, huile de tomate. 
  • Risotto comme une paëlla, lamelles de bar mi-cuit, jus de poissons de roche.
  • Lamelles de comté 36 mois
  • Feuillantine croustillante à l'orange à la crème brûlée, framboises dans leur jus. 
  • Brioche caramélisée, crème panacotta à l'amande, pêches rôties.

Zind 2004 – Zind-Humbrecht : il s'agit d'un assemblage des vignes de chardonnay (70%) et d'auxerrois (30%) du Clos Windsbuhl. Pêche, silex, poivre blanc, fruits à noyau au nez, sec et droit en bouche avec du gras et une finale acidulée qui souligne la trame acide typique des vins du Clos Windsbuhl. Un très léger liège vient parfois altérer notre plaisir, mais il semble apparaître et disparaître. Très Bien
Château Chalon 1989 – Berthet-Bondet : noisette, morille séchée, notes fumées épices douces, le nez signe les grandes années de château chalon avec ce vin à maturité. En bouche, c'est droit dans ses bottes sans l’exubérance des vins jaunes d’Arbois, avec une bonne densité et une grande longueur. Excellent
Gevrey Chambertin 1er Cru Lavaux Saint Jacques  2001 – Armand Rousseau : un beau fruité au nez exhale des senteurs de cerise noires, avec une pointe fumée. la bouche de ce vin est encore très jeune, avec un corps fin et des tanins de qualité. 8 ans après, 2001 se révèle comme un très grand millésime. Excellent
Le contraste entre le Zind et le Château Chalon était étonnant, car une fois les notes volatiles du vin jaune disparues, passer d'un vin à l'autre était très facile. Si le Zind adore les saint jacques, le risotto façon paëlla réalise un accord majeur avec le Château Chalon, et il faudra réessayer une sélection de jaunes sur une paëlla un jour.

Pinot Blanc Vieilles Vignes 2006 – Klee Frères : un pinot blanc sec et frais au nez floral, sec et gras en bouche avec une acidité fine. Un bon vin de soif parfait à table, bonne réussite dans le millésime. Bien

Riesling Clos Liebenberg Grand Réserve 2000 – Valentin-Zusslin : le Clos Liebenberg est un terroir de grès situé en marge du grand cru Pfingstberg dont il parage quasiment les caractéristiques. Cette cuvée Grande réserve titre officiellement 14.5 degrés d’alcool, et au vu de son caractère moelleux,  la récolte s’est presque fait à maturité de Sélection de Grains Nobles, sans toutefois que le botrytis y ait contribué car en 2000 c’est souvent le passerillage qui a concentré les baies. La robe est dorée, brillante avec des reflets vieil or. Le nez est intense, surmuri avec des arômes de pêche jaune, de mirabelle, de miel et de raisin de Corinthe qui rappellent plus le muscat de Rivesaltes que le riesling. La bouche est d’une grande délicatesse avec un moelleux très présent, doux et fondu. Le vin possède du corps et un équilibre qui conserve de la fraîcheur grâce à une acidité longiligne de bonne intensité. C’est un vin à maturité qui supportera encore la garde, dans un style qui le réserve à l’apéritif ou au dessert. Très Bien

 

Botrytis ou pas, grande année ou pas, quand le terroir est léger les vins ne se gardent pas forcément très longtemps. Expérience alsacienne ce weekend avec des dernières bouteilles de cuvées de François Bléger qui ont fait mon bonheur il y a quelques années déjà...

Pinot Banc 2004 – François Bléger : une cuvée délicieuse en 2006, dont j’ai gardé une bouteille pour voir ce qui se passerait au vieillissement. Mal m’en a pris, car la combinaison d’un vin issu d’un terroir léger fermé par un bouchon synthétique a donné un vin qui supporte mal le vieillissement. Le vin est marqué par des arômes de fleurs séchées et de cire peu intéressants, et la bouche se montre décharnée ave une touche acidulée qui tranche avec une texture plus grasse. La finale reprend la touche de cire avec une note de miel d’acacia, qui ne suffit pas à ranimer la flamme de cette cuvée. Un vin sain récolté à bonne maturité dans un millésime où les rendements montraient le désir de la vigne de compenser le millésime 2003. Cinq années auront eu raison de son équilibre frais et floral. Bof

Riesling le Bouquet de Clémence 2002 – François Bléger : la robe dorée possède encore une belle brillance. Le nez est ouvert, parfumé, avec des arômes d’agrumes mûrs mêlés d’ananas et de fruits moins mûrs, rehaussés d’une pointe fumée. La bouche est grasse en attaque, marquée par une léger moelleux vite équilibré par une acidité assez vivace qui apporte de la fraîcheur, puis léger en bouche avec un fruité aérien. A l’aération, la finale assez courte malgré le moelleux, est marquée par une légère touche de champignon. Le profil du millésime se dévoile : un riesling de maturité moyenne que le botrytis est venu monter en alcool potentiel, précipitant la vendange. La vinification a conservé une pointe de sucre résiduel, nécessaire ici pour équilibrer une acidité intense. Le vin est issu d’un terroir léger et sableux, peu propice à la production de vins amples et de garde. C’est un vin qui était ouverte très rapidement, que l’équilibre sucre/acide rehaussé de notes d’ananas rendait délicieux, justifiant certainement sa médaille d’or remportée au concours des rieslings du monde en… 2004  Mais l’épreuve du temps montre que ce style de vin n’est pas de grande garde, les notes fumées venant plus perturber le bouquet d’agrumes frais de sa jeunesse qu’apporter une complexité. Un vin à boire. Bien

Riesling 2000 – François Bléger : la cuvée ne portait pas la mention « Bouquet de Clémence » du 2002 mais il s’agissait déjà de la même cuvée. La robe est cette fois dorée avec des nuances paille. Le nez dévoile des arômes mûrs de miel, de foin mais aussi de fleurs séchées, de cire et d’encaustique. Si le bouchage est peut-être à mettre en cause, les arômes marquent une évolution sensible. La bouche est grasse, légère, avec une acidité en retrait. Le vin manque de   Pas de botrytis en 2000 mais un passerillage qui a confit les baies, donnant un vin mûr vinifié quasiment sec, avec une acidité en léger retrait. L’ensemble se bot encore agréablement, la parfaite maturité du raisin favorisant son évolution gustative, mais aromatiquement le vin fatigue. A boire au plus vite. Bien

Les cuvées 2005 et surtout 2007 de ce riesling Bouquet de clémence sont des vins à ne pas manquer, pour une consommation rapide.

Côtes du Rhône rouge 2002 – E Guigal : un nez de fruits cuits et d’épices, une bonne densité en bouche, le vin reste plaisant mais va bientôt dépasser son plateau de maturité idéal. A finir sans trop tarder. Bien

Crémant d’Alsace cuvée Paradoxe 2005 – Jean-Claude Buecher : la bouteille fait partie d’un lot dégorgé fin 2008. C’est un assemblage de chardonnay et pinot noir non dosé, au nez ouvert de pêche blanche et de noisette, vineux et corsé en bouche avec de la fraicheur. La finale sur les petits fruits rouges est très plaisante. Une belle cuvée de crémant d’Alsace. Très Bien

Alsace 2007 – Domaine Loew : la prédominance de muscat dans cet assemblage continue de faire de ce vin un délice très parfumé, qui possède du corps et du gras en bouche. Les premières bouteilles ont copieusement arrosé l’été 2008, et les dernières sont tout aussi délicieuses à l’été 2009. Un des meilleurs edelzwicker d’Alsace, et un digne représentant de l’AOC Alsace sans que l’indication de cépage soit nécessaire. Pas besoin de rajouter qu’ayant bu une quantité plus que raisonnable de ce vin, aucune séquelle n’est apparue le lendemain.. On comprend que ce ne soit pas le vin le moins cher du domaine. Très Bien

Riesling Clos Häuserer 2003 – Zind-Humbrecht : un terroir froid situé en bas du Hengst nécessite beaucoup de temps ou de chaleur pour murir correctement. Comme chez Zind-Humbrecht c’est la maturité physiologique qui compte en priorité sur le degré potentiel, cette cuvée de riesling produit selon les années des équilibres plus ou moins secs, quand ce n’est pas des vendanges tardives comme en 1989 et 1990. 2003 est donc un millésime très réussi sur le Hengst et ses environs, et si ce riesling a été récolté très mûr (15.5% potentiels), il n’a pas fermenté tous ses sucres et a terminé avec environ 13.5% d’alcool et 32g/l de sucre résiduel. Malgré cela c’est le vin du domaine qui a conservé le plus d’acidité sur le millésime 2003. Le nez est un régal pour tout amateur de riesling d’origine calcaire, avec une légère évolution qui apporte la complexité des arômes fumés mêlés à des notes de miel d’acacia, de tilleul, de noisette et d’épices. La bouche est ample, encore marquée par le moelleux en attaque, mais laisse rapidement place à un équilibre demi-sec dominé par la salinité et l’acidité du vin. L’expression « vin puissant » prend tout son sens sur ce vin qui impressionne plus par sa force en bouche et par sa longueur que par son moelleux, très discret en finale. Un vin remarquable qui a atteint sa maturité mais promet encore une longue garde. Un poisson de mer en sauce crémée et des champignons farcis d’un beurre à l’ail et de persil maison ont su accompagner le vin sans trop se faire dominer, dans le genre d’accords gourmands qu’on se plait à réaliser lorsqu’on est chez soi, qu’on ne conduit pas et qu’on peut allégrement boire le vin à grandes gorgées…. Excellent

Pinot Noir Cuvée Frédéric 2004 – Domaine Becht : une cuvée originaire du Stierkopf à Mutizg, parfaitement vinifiée en élevée en barrique à la manière d’un bourgogne. Malgré la faiblesse du millésime, cette cuvée est aujourd’hui un véritable enchantement : une robe encore sombre, un nez guilleret sur la cerise noire et le cassis avec un toasté de qualité, et une bouche de bonne pureté, fine sans être exagérément concentrée. La longue finale sur la cerise rattrape le petit manque de corps et donne un vin délicieux qui a conservé un sacré fruité. Depuis qu’il a pris les rennes de la cave, Frédéric Becht montre ici son talent de vinificateur avec brio. Lorsque l’Alsace produit des pinots noirs aussi plaisant, elle a de quoi être fière de ses rouges. 2003 et 2005 sont certainement plus réussis, mais nécessiteront une garde supplémentaire. Très Bien


Etant seul à boire à la maison le weekend, je continue de racler les fonds de cave à la recherche de bouteilles que ma femme ne regrettera pas de ne pas goûter. Petite série de 2004 le weekend dernier, et avertissement sur leur potentiel de garde : la franchise aromatique des premières années ne suffit plus à masquer le manque de corps des cuvées  les plus légères, et il faut finir ces bouteilles avant que l'âge ne leur enlève leur fraîcheur aromatique des premiers jours et ne décharne leur structure en bouche.

Auxerrois 2004 – Pierre et Frédéric Becht : un vin franc au fruité encore jeune, souple avec un léger moelleux encore perceptible en bouche. Le vin a conservé une bonne structure et se boit  délicieusement servi frais. Bien

EZ 2004 – Domaine Weinbach : une bouteille d’assemblage qui a donné un vin de soif très plaisant en 2006-2007, mais qui se montre plus fatiguée aujourd’hui. Les arômes de fruits à chair blanche mûrs sont complétés de légères notes d’évolution, et l’équilibre a perdu de sa fraîcheur initiale. A finir sans tarder. Bof

Muscat Grand Cru Pfersigberg 2004 – Bruno Sorg : un muscat ample au fruité mûr voir légèrement surmuri, rehaussé par une bonne acidité qui le rend très apéritif. Jugé comme grand cru, le vin montre cependant ses limites avec un petit manque de tension et de minéralité, et un creux en bouche. Le vin n’a pas l’étoffe des meilleurs vins secs du Pfersigberg, manquant de corps et de minéralité. A boire. Bien

Pinot Noir Tradition 2004 – Jean-Marc Bernhard : les arômes de cerises montrent encore une belle fraîcheur, la bouche tendre est délicieuse en ce moment. Un pinot noir de fruit très bien vinifié dans un millésime délicat. Bien

A coté de ces vins faciles à boire, il reste heureusement nombre de grands vins qui tiendront 30 ans sans problème, produits à partir des meilleurs terroirs : rieslings et muscat sur les grès/granit, gewurztraminers et pinot gris sur les calcaires, en évitant pour ces derniers les excès de sucre résiduel qui ne se fondront malheureusement pas forcément. Sans parler des VT et SGN qui démarrent une longue carrière.
Hors Grands Crus, Chez Trimbach après l'arrivée de la cuvée Frédéric Emile 2004, c'est le Clos Sainte Hune 2004 qui sera bientôt sur le marché, succédant au très concentré 2002. Dans un millésime où produire du riesling sec sur les terroirs calcaires était un exercice difficile, la maîtrise de la vigueur de la vigne a permis à Pierre Heydt-Trimbach de produire un Sainte Hune de grande classe. Sec et mûr sans que le botrytis n'enlève cette petite touche d'austérité qui caractérise la cuvée dans ses jeunes années.


Sylvaner de Mittelbergheim 2005 – Albert Seltz : un vin déroutant certainement mais pas uniquement du à la bouteille légèrement couleuse. Le premier nez fait apparaître une note oxydative, qui disparait à l’aération. Les arômes de fruits secs et de foin font penser à un vin âgé, mais l’évolution laisse apparaître des notes florales agréables. La bouche semble de prime abord refermée, en tout cas manquant de fraîcheur pour un vin de soif jeune, malgré l’acidité franche. Mais servi moins froid et avec un peu d’aération, le vin révèle une amplitude inattendue qui semble dénoter une ambition autre qu’un simple vide soif à boire jeune. Après une semaine d’aération, le vin se montre encore avenant, suggérant une profondeur que l’étiquette ne laisse pas présager. Un vin vendu environ 5 euros départ cave, qui révèle des qualités de garde surprenantes, rappelant qu'Albert Seltz possède beaucoup de vignes sur le Zotzenberg. Du coup cela en devient simplement déroutant : s’agit-il d’un grand vin de garde, et à ce moment, pourquoi ne pas le positionner commercialement comme tel, ou un vin de soif mal né ? Il faudra le regoûter sur des huîtres cet hiver, ou dans 5 ans pour suivre son évolution et apprécier son terroir. Bien

Sylvaner Réserve 2004 – Domaine Weinbach : bien loin du style du 2005 de Seltz, on retrouve ici un sylvaner de fruit sans grand terroir, mais concentré et parfaitement bien vinifié : les arômes de fruits à chair blanche ne soufrent d’aucune évolution, et la bouche très pure se montre franche et équilibrée. Un vin qu’on boit frais cet été en pensant au magnifiques 2005-2006-2007 qui dorment dans la cave, et au 2008 qu’il ne faudra pas louper. Bien

Riesling Grand Cru Saering 2002 1/2b – Domaines Schlumberger : une belle demi-bouteille qui a bien évolué : les arômes de fleurs et d’agrumes prennent une légère patine due à l’âge, mais ce bouquet qui se pare de notes beurrées est très agréable La bouche conserve la finesse du terroir mêlant grès en sous sol et des résidus de calcaire en surface, donnant un vin délicieux qui appelle le poisson fin ou le crustacé noble. La concentration et la salinité ne sont pas encore au niveau des derniers millésimes commercialisés, 2006 et 2007 en particulier. Très Bien. (15/20)

Gewürztraminer 1996 – Domaine Du Centaure (Dardagny, Canton de Genève) : plus habitué à sa version alsacienne, voilà pour moi un gewurztraminer surprenant : le nez est marqué par l’abricot, puis le cassis avec une pointe de banane. La bouche est légère, fruitée avec un léger moelleux qui reste discret. L’équilibre est tout sauf alsacien, avec une note lactée qui fait penser à une FML vraiment nécessaire, les arômes finissant par rappeler en fin de bouche le bonbon Krema au cassis. Le Gewurztraminer a visiblement muri lentement et été récolté sans surmaturité excessive, donnant un vin fruité et franc, très plaisant à boire. 13.5CHF départ cave en Suisse, un très bon prix qui devrait encourager nos amis suisses à visiter l’Alsace. Très Bien

Pinot Noir Rosé 2008 – Cave de Beblenheim : le vin est frais mais son caractère acidulé ressort mieux s’il est servi bien frais. A boire définitivement cet été 2009. Bien

Pinot Gris Grand Cru Wineck-Schlossberg 2005 – Paul Blanck : tous ceux qui pensent qu’un grand pinot gris est ample, profond, gras, puissant, avec un équilibre sec, moelleux ou liquoreux trouveront certainement ce vin très décevant. Si le style que révèle le pinot gris lorsqu’il est planté sur des terrains calcaires est caractéristique, surtout en 2005 lorsque le beau botrytis a donné des choses grandioses (cf PG SGN Cœur de Tries 205 de Louis Sipp pour n’en citer qu’un), le cépage peut également se faire révélateur d’un terroir, comme c’est ici le cas. La finesse et la fine salinité du Wineck-Schlossberg et son granit désagrégé ont besoin d’un pinot gris d’équilibre sec, qui ne tire pas sur le moelleux pour compenser le manque de profondeur qui le ferait ressembler à un Hengst ou à un Sonnenglanz.
C’est le cas avec cette cuvée rare que le domaine essaye de mettre en avant par sa personnalité propre : le nez est marqué par le froment, mais possède la note de miel et de noisette typique de la surmaturité du millésime. En bouche, le moelleux reste très contenu et on est plutôt sur un équilibre demi-sec, qui laisse la place à une acidité fine et à la salinité élégante du vin. Même s’il est moins austère que le 2004, c’est un vin qui reste gastronomique, et sans chercher un excès de richesse dans le plat, on pense à un ris de veau en croute de noisette juste poêlé, déglacé au balsamique… Un vin encore en vente au domaine, pour les gastronomes. Très Bien

Côtes du Rhône Blanc 2005 - E. Guigal : un vin sec facile à boire, au nez floral rehaussé de notes fruitées moins intenses qu’il y a deux ans. La bouche est plaisante, franche et équilibrée. Le vin n’a pas gagné à vieillir 2 ans, et les 2006-2007 sont dès à présent consommables sans problème. Bien

Riesling Grand Cru Kitterlé 2001 1/2 bouteille – Domaines Schlumberger : un vin qui a bien évolué en petit format (merci à la capsule de cire sur le bouchon), et qui montre son caractère sec et salin, avec une acidité fine qui n’altère par la buvabilité. Le Kitterlé se fait un peu moins tendu à ce stade, mais le bouquet complexe est un régal pour le nez. A boire pas trop frais Très Bien

Crozes Hermitage 2004 – E. Guigal : un vin fruité et souple qui possède un caractère fumé et épicé agréable. Je ne suis toutefois pas convaincu que ce vin apporte plus de plaisir que le simple Cote du Rhône vendu deux fois moins cher, qui possède un style bien plus marqué par la syrah. Bien

Puligny Montrachet 1er Cru Les Pucelles 2005 – Domaine Leflaive : la bouteille m’a fait de l’œil sur la carte des vins au restaurant, et ayant réussi à encaver 3 flacons pour l’année de naissance de mon fils l’occasion tait trop bonne de goûter ce vin jeune. Après carafage, passées les notes de sésame grillé et les notes d’élevage le vin dévoile progressivement des arômes fins de fleur d’acacia et d’anis avec une note mentholée. La bouche est profonde, dense et d’une grande précision, avec une acidité mûre longiligne et surtout une longueur incroyable qui rappelle les meilleurs terroirs alsaciens. Une grande bouteille (malheureusement) déjà délicieuse aujourd’hui, mais qui devrait évoluer magnifiquement bien sur le long terme. Excellent.

Thierry Meyer

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