Weekend Pascal en Bourgogne

Week-end Pascal en Bourgogne
26-27 mars 2005

Le weekend Pascal et un anniversaire important ont permis de faire deux beaux repas chez des amis en Bourgogne. Programme en deux temps.

Samedi soir : dîner léger

Champagne Blanc de Blancs 1996 - Lilbert: Vin servi à l’aveugle. La robe est jaune citron, un peu laiteuse. La bulle est très vive et très fine, avec un cordon très persistant et assez épais. Le nez est crayeux, citronné, avec des fruits secs. La bouche est superbe, très vive, citronnée, crayeuse reprend les arômes du nez. La finale est sèche, dense et un peu plus minérale. Un très beau champagne qui flatte les amateurs de grands vins blancs. Très Bien

Alsace Pinot Noir Cuvée Saint Hubert 1996 – Domaine des Marronniers (Guy Wach) : la robe est rouge grenat, assez dense, avec des reflets légèrement tuilés. Le premier nez est très boisé, torréfié avec des notes de noix de coco, puis devient plus fruité avec des notes évoluées et un peu de viande séchée. La bouche est souple, soyeuse, avec des tanins fins, une bonne acidité, et une impression plus favorable et plus équilibrée que le premier nez. L’ensemble est robuste, très patiné, mais trop marqué par le bois neuf à mon goût. Bien

Gevrey Chambertin 1er Cru les Cazetiers 1990 – Faiveley : la robe est rouge assez foncé, avec des bords légèrement plu clairs. Le nez est parfumé, minéral et fumé, avec des notes d’eucalyptus et de houblon. La bouche est souple avec du corps, les tanins sont sensibles mais fins. Un vin typé et minéral, qui a peut-être été secoué par le transport car il est un peu moins pur que la bouteille bue au restaurant l’an dernier. Très Bien

Crozes-Hermitage la Guiraude 1991 – Alain Graillot : Vin servi à l’aveugle. La robe est rouge café, légèrement tuilée sur les bords. Le nez est complexe, iodé, viandeux avec des arômes de mine crayon et de suie. La bouche est racée, assez vive, avec des parfums d’olive verte et de girofle. Les tanins sont encore très présents, mais la finale est un peu courte. La bouche déçoit légèrement la promesse du nez. On est sur de la syrah, ça se sent, mais le vin parait très jeune, on croirait boire un Saint-Joseph 2001. Très Bien

Dimanche Midi : déjeuner gastronomique

Champagne Grand Cru Blanc de Blancs 1999 – Roger Pouillon : Vin servi à l’aveugle. La robe est jaune claire, avec une bulle fine, une collerette assez fine mais très persistante. Le nez est parfumé, avec des notes de biscuit et de fruits rouges. La bouche est dense, riche, assez vive, superbe. Le style rappelle un grand Blanc de Blancs 1995. Très Bien

Champagne Millésimé 1990 – Krug : la robe reste jaune citron, avec des reflets dorés. La bulle est très fine avec un cordon moyennement soutenu. Le nez est fin, biscuité, avec des arômes complexes de fruits secs, de pomme, d’épices, de muscade. La bouche est riche et très fine, complexe avec des arômes de noisette, un léger boisé qui apporte des tanins, et une bonne acidité qui développe de l’amertume en milieu de bouche. La finale est vive avec des notes fumés et de pain d’épices. Le Champagne à son meilleur, un verre qu’on a envie de vider a grandes gorgées. Excellent

Hermitage Blanc 1988 – E. Guigal : Vin servi à l’aveugle. La robe est jaune citron, dense, d’apparence un peu huileuse. Le nez est parfumé, complexe, avec des notes de naphte, de moelle de bœuf, de pistaches grillées. La bouche est fine, riche et dense, aux arômes très complexe : anis et réglisse, fruits blancs. La finale est un peu amère mais garde une texture crémeuse. Je pense d’abord à un vieux bourgogne blanc, mais le coté réglissé me ramène vers un style Rhône.  Excellent

Meursault 1er Cru les Charmes 1999 – Domaine Buisson-Charles : La robe est jaune doré éclatante. Le nez est frais, grillé, citronné, fumé, avec des notes de noisette fraîche, et encore une petite réduction. La bouche est riche, acidulée, grillée, avec un superbe équilibre minéral. Je pense à un Meursault Gouttes d’Or 1999, c’est du Charmes ! Excellent

Côteaux du Layon Saint Aubin Cuvée Volupté 1997 – Domaine Cady : Changement de style : la robe est dorée, assez foncée. Le nez est riche, avec des arômes de pralin, abricot, miel d’un vin en surmaturité. La bouche est liquoreuse, mielleuse, avec des arômes d’abricot frais, de kumquat, à la fois grasse et sucrée. La finale est longue. L’équilibre est remarquable pour ce vin qui me fait penser à un pinot gris SGN 1998 ou 1994 alsacien. Etiquette découverte, je ne vois pas d’où vient la différence. Peut-être les arômes d’abricot frais qu’on trouve rarement en Alsace ? Excellent

Sauternes 1990 – Château Rieussec : Vin servi à l’aveugle. La robe est cette fois dorée, limite ambrée, presque rouge, à la façon d’un cognac. Le nez est parfumé, marqué par de la pêche, de la mirabelle mais aussi du bois neuf. La bouche est liquoreuse, très sucrée, avec un boisé sensible. L’équilibre est typé Sauternes, en particulier après le vin précédent. Très Bien

Margaux 1990 – Château Prieuré-Lichine : Vin servi à l’aveugle. La robe est rouge-noire, presque café, avec des bords plus clairs, légèrement tuilés. Le nez est assez parfumé, viandeux avec des notes de poivron vert, de fumée et de suie, plus doux à l’agitation. La bouche est dense, souple, sèche, fumée avec beaucoup de souplesse. La finale est légèrement amère avec des notes de suie et de réglisse, dans un équilibre assez alcooleux. Dure transition après les blancs, pourtant ce rouge ne manque pas de charme et de finesse, dans un style très médocain mûr. Très Bien

Pessac-Léognan 1988 – Château La Louvière : Vin servi à l’aveugle. La robe est foncée, dense et noire, avec des teintes grenat sur les bords. Plus d’éclat que le précédent. Le nez est torréfié, avec des notes de cuir et de café. La bouche est sèche, minérale et dense, avec des tanins un peu secs en milieu de bouche. La finale est épicée mais moyennement complexe. Un vin abouti mais de bonne origine sans plus. Très Bien

Musigny 1999 – Jadot : Vin servi à l’aveugle. La robe est rouge-rosée, dense, avec des reflets violet. Le nez est très parfumé, très pur, avec des notes de fruits rouges, de ronce, de mûre, et des traces de chocolat. La bouche est acidulée, également très pure, avec des arômes de ronce, cerise et réglisse. Les tanins sont très fins mais un peu secs. Un vin de grande classe qui me rappelle le Chambertin 99 de Rossignol-Trapet dans sa jeunesse. Excellent, voire plus

Volnay 1er Cru Champans 1990 – Marquis d’Angerville : Vin servi à l’aveugle. Changement de style avec ce vin à la robe dense et foncée, rouge-noire avec des bords un peu plus clairs. Le nez est parfumé, fumé, alcoolique, un peu évolué, avec des griottes. La bouche est fruitée (fruits rouges), avec de la matière et des tanins, dans un équilibre sec et vif. La finale évolue vers des arômes de merise et réglisse. Superbe équilibre, un vin à maturité. Excellent

Corton Bressandes 1990 – Tollot-Beaut : Vin servi à l’aveugle. La robe est rouge-noire, avec des bords à peine plus clairs. Le nez est parfumé, complexe, minéral avec une dominante de cerise noire. La bouche est dense, tannique avec une belle acidité, se développant sur une amertume rappelant le chocolat noir qui donne presque un coté sucré. La fin de bouche dévoile des arômes de réglisse. Un grand vin issu d’un grand terroir. Très Bien

Cote Rôtie La Landonne 1988 – E. Guigal : La robe est très foncée, à peine évoluée. Le nez est typé syrah avec de l’olive noire, de la viande séchée, de la suie, mais aussi un bouquet complexe de fleurs séchées. La bouche est poivrée, assez sèche et dense, dans un style médocain sur la suie et la réglisse qui rappelle son origine avec des notes d’olive. La fin de bouche est immensément parfumée, et très longue. Excellent, voire plus

Chassagne Montrachet Clos Morgeot 1955 – Villien-Beault : Vient le moment tant attendu. Succès d’estime et respect de l’âge ou grand vin ? La robe est encore bien rouge avec des bords tuilés. Le nez évoque la noix fraîche et la cerise à l’eau de vie des vieux vins, ce qui laisse présager une bouche un peu madérisée et cassée. Grosse surprise, la bouche est douce, soyeuse et souple avec des arômes de fruits rouges qui apparaissent dans un équilibre acide encre très jeune. 30 ans d’écart entre le nez et la bouche ! Un beau vin. Très Bien

Rivesaltes « Nectar du Prieuré » Cuvée de l’homme de Tautavel 1955 – R. Mounié : La robe est ambre foncée. Le nez est très agréable, avec un beau rancio et des notes de noix de pécan grillées. La bouche est moelleuse, complexe, assez vivace avec des arômes de noix fraîche. Superbe finale d’une grande journée. Très Bien

Thierry Meyer