Diner en Bourgogne

Dîner en Bourgogne
18 Octobre 2005

Après une visite mémorable chez Rossignol-Trapet où de prometteurs rouges du millésime 2005 finissent de fermenter, un petit dîner convivial à Saulon comme on les aime bien. Les vins sont - bien entendu - goûtés à l’aveugle

Crémant Brut - Domaine de l’Ancien Monastère : un crémant qui parait un peu simple et assez dosé, mais qui reste pur. Bien

Beaune 1er Cru les Grèves 1999 – Daniel Largeot : la robe est rouge ocre, légèrement tuilée. Le nez est parfumé avec des notes de viande grillée, de cuir et d’humus. La bouche est souple, mûre, à maturité avec une belle acidité. Un léger creux en milieu de bouche vient ternir le bel équilibre de ce vin. Bien

Bandol Cuvée Spéciale 1998 – Domaine de La Laidière : La robe est sombre, noire, avec des reflets violets. La bouche est sèche, assez grasse un peu végétale, avec des notes d’eucalyptus, très nette mais manquant un peu de finesse. La finale est un peu verte. Un vin à attendre un peu. Bien

Saint-Joseph Vignes de l’Hospice 1999 – E. Guigal : la robe est rouge foncé, avec des reflets violets, offrant un disque épais et des grosses larmes. Le nez est puissant, fruité avec des notes de pruneau, de chocolat et de suie. La bouche est grasse, glycérinée, très pure et tendue. On retrouve des tanins, des épices et du zan en finale, mais le boisé domine encore un peu pour atteindre le nirvana. On pense à une Cote Rôtie La Landonne avant de revenir sur un Saint Joseph. Très Bien

Châteauneuf du Pape 1989 – E. Guigal : Le robe est rouge, légèrement tuilée. Le nez est parfumé, avec des notes d’eucalyptus, mais semble un peu liégeux. La bouche est fine, grasse et dense, avec beaucoup de complexité. Des notes de basse-cour reviennent en fin de bouche, rapidement recouvertes par des aromes de coing et de pêche. Un vin puissant à carafer pour trouver le bon équilibre. Très Bien

Coteaux du Languedoc Les Cailloutis 1996 – Mas Julien : la robe est dense, noir profond, avec des bords à peine plus clairs. Le nez exhale des parfums de garigue, d’eucalyptus et de notes boisées, mais s’oxyde assez rapidement. La bouche est concentrée, assez acide avec des notes chocolatées et de la viande séchée. Le vin est encore jeune, mais manque un peu de finesse. Sa concentration lui assurera une bonne garde, mais je doute qu’il s’affine avec le temps. Bien

Hermitage 1988 – E. Guigal : la robe est rouge avec des reflets acajou. Le nez est parfumé, complexe avec des notes d’olives vertes et noires. La bouche est fine, très dense avec un coté sec et une acidité qui laisse la bouche très nette. Un vin pur et tendu, parfait aujourd’hui. Très Bien

Les rouges se suivent et ne se ressemblent pas, mais on voit quand même qu’en comparatif, la vallée du Rhône conserve un surcroît de finesse que le Sud n’arrive pas aussi souvent à exprimer.

Thierry Meyer