Les Vins du mois de Mars 2006

Compte rendu des vins dégustés en mars 2006 à différentes occasions.

Pinot Blanc Révélation 2003 – Vincent Spannagel : la robe est jaune avec des reflets dorés. Le nez est fruité, mûr, moyennement intense, assez simple. La bouche est moelleuse en attaque, souple avec des aromes de fruits blancs qui contribuent à l’impression de souplesse. La finale est assez équilibrée avec une acidité qui apparaît progressivement. Un pinot auxerrois récolté en surmaturité, qui évolue doucement en digérant ses sucres (environ 15g/l) tout en conservant un peu de fraîcheur. A boire maintenant pour profiter de cet équilibre. Bien

Jurançon sec Chant des Vignes 2002 – Domaine Cauhapé : Robe jaune avec des reflets verts. Le nez est fruité acidulé, avec des agrumes et des notes de bourgeon de cassis, assez simple. La bouche est vive en attaque, riche et soutenue par une acidité assez élevée avec une bonne densité, terminant sur une note d’agrume. Un vin qui passe bien à table. Bien

Côtes du Rhône 2003 – E. Guigal : la robe est rouge grenat, assez profonde, avec des jambes épaisses. Le nez est parfumé, progressant de notes épicées/réglissées vers des arômes plus fruités sur le pruneau. La bouche est souple en attaque, puis plus sèche avec des tanins fins qui accompagnent le fruité. La finale est assez longue grâce aux tanins, et revient sur des notes plus fruitées. Un vin qui mérite un peu de carafe, mais qui se boit déjà bien à table. Bien

Vendanges Extrêmes - Moût partiellement fermenté issu de raisins passerillés 2000 – Domaine Gaujal  (Picpoul) : la robe est foncée, vieil or tirant sur l’ambre. Le nez est très mûr, avec des notes de raisin de Corinthe, de miel, d’épices et de noix aussi. La bouche est moelleuse en attaque, assez ronde sans être trop sucrée, avec une dose d’alcool non négligeable. La fin de bouche est marquée par des notes de curry, à la façon d’un vin de paille du jura. Le sucre est finalement très mesuré sur cette cuvée, évitant l’écueil de la lourdeur. Une boisson surprenante qui ne porte officiellement pas le nom de « vin ». Une superbe découverte. Bien

Pommard « Les Vignots » 1999 – Rodolphe Demougeot : Robe brillante. Le nez est parfumé, encore jeune et moyennement intense, très pur avec des notes de violette, de ronce, de cerise et de chocolat. La bouche est sèche en attaque, la matière est concentrée pour un Pommard village, les tanins frais et l’acidité assez fine donnent un équilibre mûr et très racé. La fin de bouche est assez longue, portée par les tanins et des notes de cerise. Un vin qui se boit déjà superbement bien à table, et qui gagnera au vieillissement. Très Bien

Cotes du Marmandais « Le vin est une fête » 2004 – Elian Da Ros : Jolie robe rouge profonde, légèrement violacé, brillante et épaisse.  Le nez est assez ouvert, avec des arômes de cerise, de violette et d’épices. La bouche est souple en attaque, puis assez fine et acidulée avec une apparition de tanins assez fins. Le vin est assez léger, gouleyant et sec en fin de bouche. Un vin plaisant et bien fait. Bien

Riesling Cuvée Albert 2004 – Albert Mann : Robe jaune pâle avec des reflets verts. Le nez est parfumé, initialement muscaté et prenant à l’aération des arômes assez intenses de pamplemousse, de fleurs blanches, de mousseron et de silex. La bouche est sèche en attaque, puis grasse avec une acidité assez présente qui s’intègre bien au gras du vin. L’évolution est assez nerveuse, la matière concentrée, avec une finale longue sur les agrumes. Un riesling frais et parfumé, à boire jeune ou à conserver. Très Bien

Fleurie Poncié 2004 – Domaine du Vissoux : la robe est rouge profond avec des reflets violacés. Le nez est parfumé, ouvert avec des arômes de violette et de petits fruits rouges, évoluant sur des notes de mûre. La bouche est souple et grasse en attaque, très fruitée, douce et légèrement acidulée avec une forte concentration mais aussi beaucoup de finesse. Un beaujolais à la texture de velours, très plaisant dans un millésime pas facile. Le coup de cœur du vendredi soir. Très Bien

Riesling Grand Cru Wineck-Schlossberg 1997 – Vincent Spannagel : la robe est jaune dorée, profonde et brillante avec de légers reflets verts. Le premier nez est minéral et fondu, évoluant sur des arômes de miel de fleur. En bouche l’attaque est grasse, suivie par une bonne concentration et un moelleux soutenu par une acidité bien fondue et une belle salinité sur la langue. La fin de bouche est moyennement longue, moelleuse et marquée par des aromes de fleurs blanches. Un vin à maturité, qui minéralise agréablement, parfait à l’apéritif et sur un poisson en sauce. Très Bien

Thierry Meyer