Les Vins du mois de Février 2006

Compte rendu des vins dégustés en février 2006 à différentes occasions.

Riesling Les Pierrets 2001 – Josmeyer : la robe est jaune pâle avec de belles larmes. Le nez est initialement floral, dévoilant des notes d’agrumes fraîches à l’aération. La bouche est grasse en attaque, puis concentrée et vivace, avec beaucoup de minéralité. Un des rieslings que je préfère boire en ce moment. Très Bien

Vin de Table ZIND ZOO3 – Zind-Humbrecht : la robe est jaune doré avec de légers reflets verts, très brillante. Le vin se montre épais, gras avec une limpidité troublée par la concentration. Le nez est parfumé, fruité et floral avec des arômes de fruits blancs et de miel d’acacia. La bouche est grasse en attaque, encore un peu marquée par le gaz, et propose un bel équilibre sucre/acide, à fois frais et dense. Le vin se boit très facilement, trop diront ceux qui doivent reprendre le volant, et possède une finale très longue. Les terroirs orientés Nord et la présence de chardonnay ont rendu cette cuvée particulièrement équilibrée en 2003. Très Bien

Muscat les Marnes Vertes 2004 – Etienne Loew : Robe or pâle très claire, avec de légers reflets verts. De grosses larmes se détachent lentement de la paroi. Le premier nez est floral, avec des notes de violette et de rose. A l’agitation, des arômes fruités et végétaux apparaissent de manière très nette et très intense : raisin frais, pomme, chèvrefeuille, anis, menthe blanche. La bouche est ronde en attaque, puis très fruitée, sèche avec du gras, une légère acidité faisant ressortir le croquant du raisin en milieu de bouche. Le vin est moyennement concentré, mais procure une belle fraîcheur, beaucoup de pureté et possède une grande longueur en finale. Un grand muscat alsacien dans un style sec, musqué et croquant. Parfait à l’apéritif, mais aussi à table. Les bouteilles se vident vite.  Très Bien

Cabernet d’Anjou rosé 2004 – Domaine Jolivet : le bouchon en aggloméré suggère un vin de consommation rapide. La robe st brillante, rouge clair avec des nuances orangées, dans un style plus clairet que rosé. Le nez est parfumé, fruité avec des notes de bonbon anglais.  La bouche est moelleuse en attaque, assez riche avec un sucre perceptible. Le coté acidulé du vin soutient bien la sucrosité, et rend la bouche franche et plaisante. La finale est un peu courte, avec un arrière-goût d’alcool. Un vin sympathique un vendredi soir, bu sur de la cuisine chinoise (nems, beignets variés, poulet à la citronnelle et à l’ananas). Bien

Sylvaner 2004 – Jean-Marc Bernhard : Le nez est encore un peu fermentaire, floral et marqué par de l’amande. La bouche est assez dense, légèrement moelleuse avec une acidité assez présente. Un vin très agréable, et à 4.3€ une super affaire. Bien

Pinot Noir Clos du Sonnenbach 2004 – Gilbert Beck : La robe est rouge cerise assez foncée. Le nez est parfumé, griotte et un léger boisé, de sensation assez simple. La bouche est souple, corsée avec une acidité assez élevée. Un pinot noir déjà équilibré, mais qui se bonifiera avec le temps. Bien

Morgon 2004 – Jean Descombes : Robe rubis très brillante. Le nez est parfumé, violette, cerise griotte, un peu creux. La bouche est souple, fine mais manque un peu de gras par rapport aux autres millésimes. Bien

Muscat 2004 – Boeckel : légèrement musqué au nez avec des notes moyennement intenses. Sec et assez léger en bouche. Bu à l'apéritif au restaurant, est-ce lui qui a donné un mal à la tête si grand le lendemain ? Bof

Riesling Zellenberg 2003 – Marc Tempé : la robe est jaune citron, moyennement limpide, avec du dépôt en bouteille qui fait penser à une absence de filtration. Le premier nez est assez discret,  puis dévoile à l’aération des arômes de pêche blanche, un peu de bonbon anglais et un coté vanillé. La bouche est souple en attaque, grasse avec une acidité un peu en retrait. L’ensemble parait rond avec une acidité très discrète, et prend un coté un peu plus sec en finale avec une légère amertume. Un vin typé 2003, sec et assez dense, mais qui parait un peu déséquilibré à ce stade. A garder. Bien.

Sylvaner Zellenberg 2001 – Marc Tempé : La robe est jaune doré, avec des reflets verts. Le nez est assez parfumé, avec des arômes fruités d’agrumes (pamplemousse) et une sensation d’alcool. La bouche est  acidulée en attaque, puis reste vive avec une assez bonne concentration, mais prend de l’amertume en finale avec un retour des arômes de pamplemousse. Un vin vif, assez simple, à garder pour la table. Bien

Sylvaner 2004 – Laurent Barth : La robe est or blanc, assez claire et limpide. Le nez est parfumé,  floral avec des notes fumées. A l’aération le nez prend des notes d’amande. La bouche est grasse en attaque, souple avec une acidité contenue par le gras du vin. L’acidité se fait plus nette en milieu de bouche et rend la finale très sapide. Un vin équilibré, très légèrement moelleux, qui se boit très bien. Très Bien

Nuits Saint-Georges 1997 – Faiveley : L’étiquette mentionne une récolte du domaine, le bouchon est estampillé « Les Argillats ». La robe est rubis foncé, avec un bel éclat. Le vin colle aux parois du verre, des larmes se détachent lentement. Le nez est parfumé, initialement marqué par des notes d’humus avec des arômes de fruits rouges qui se dégagent à l’aération. En bouche l’attaque est souple, puis les tanins rendent l’équilibre un peu plus sec, et apportent un peu d’amertume qui vient troubler la souplesse du fruit. Du coup le vin se fait plus structuré et passe bien à table, en particulier sur un faux-filet de bœuf poêlé. La fin de bouche est longue et parfumée sur des notes de ronce. Voilà un vin mûr et à maturité, mais qui mériterait un peu plus d’éclat. Bien

Riesling Cuvée Particulière 1990 – Gustave Lorentz : La robe est dorée, nuance vieil or, assez foncée et très brillante. Le nez est parfumé, un peu vieux, légèrement pétrolé avec des arômes de cire et d’encaustique. La bouche est sèche en attaque, grasse et soutenue par une bonne acidité, assez simple mais joliment patinée par l’âge. La finale est assez longue avec les arômes complexes du nez qui se développent. Un riesling à maturité, assez variétal en comparaison avec le riesling GC Altenberg de Bergheim 1990 de la même maison bu la semaine dernière, mais qui reste superbe à déguster maintenant pas trop frais. Si vous tombez sur cette cuvée au restaurant (on en trouve…), profitez-en pour goûter un riesling à son apogée, l’expérience est intéressante. Très Bien.

Riesling 2002 – Domaine Trapet : la robe est dense, assez visqueuse avec des larmes dense. Le nez est parfumé, initialement sur les agrumes, développant à l’aération des arômes de noisette fraîche et de pierre à fusil. La bouche est grasse en attaque, dense et ronde avec une bonne pureté de fruit. Le vin a du faire sa fermentation malolactique. Quand la bourgogne rencontre l’Alsace, on obtient une belle bouteille souple et parfumée qui rappelle le style du riesling Beblenheim de Deiss. Très Bien

Chirouble 2004 – Domaines Desmures : La robe est rubis assez clair, brillante. Le nez est moyennement intense,  fruité sur des fruits rouges et fruits à noyau dont la cerise. La bouche est souple et acidulée, très fruitée avec très peu de tanin, dans un style sympathique qui reste léger avec une finale courte. Un vin gouleyant, parfait un vendredi soir après une semaine chargée. Bien

Riesling Cuvée Louis Klipfel 2003 – E. Klipfel : robe jaune pâle, le nez est citronné, avec de légères notes balsamiques et résineuses. La bouche est vivace, légère mais assez bien structurée. Seule la fin de bouche évoque le millésime. Un vin banal bu en demi bt au restaurant. Bof

Saint Joseph 2001 – E. Guigal : la robe st encore foncée et très profonde, avec une belle brillance. Le nez est moyennement intense, fruité avec des arômes de réglisse et d’épices. La bouche est sèche, dense et assez concentrée avec des tanins fins et légèrement présents. La fin de bouche est assez courte. L’impression générale est celle d’un vin moyennement corsé, pur et bien équilibré. Une cuvée encore jeune mais qui se goûte déjà très bien à table. Une cuvée que j’apprécie particulièrement pour son coté pur et dense. De la syrah sans concession. Bien

Thierry Meyer